L’oléiculture moderne dans la région d’Agrigente : le vase libre buissonnant Zaragoza entre équilibre et productivité
La région d’Agrigente est l’un des territoires agricoles les plus complets de la Sicile. On y trouve des pistacheraies, des amanderaies, des vignobles, des cultures maraîchères, des agrumeraies et, naturellement, des oliveraies, omniprésentes dans le paysage rural. C’est précisément dans ce contexte que le Docteur Agronome Vito Vitelli mène plusieurs expériences d’oléiculture moderne à densité moyenne, en misant sur la simplicité de gestion, l’équilibre végétatif et la durabilité économique.
Dans une petite exploitation de
la province d’Agrigente, des essais ont été lancés sur des plantations
initialement réalisées selon un espacement de 6 x 6 mètres, en utilisant des
cultivars tels que Cerasuola et Nocellara del Belice. Selon Vitelli, cette
dernière représente l’une des variétés les plus intéressantes de Sicile pour la
qualité de son huile et son adaptabilité agronomique. L’objectif est de créer
des plantations plus efficaces, notamment grâce à des assemblages variétaux
avec Leccino, Frantoio, Favolosa, Biancolilla, Leccio del Corno et Cima di
Melfi.
La réflexion technique repose sur
un concept simple : l’espacement traditionnel de 6 x 6 mètres peut facilement
être transformé en 6 x 3 mètres ou en 5,5 x 2,5 mètres grâce à une
densification le long du rang, passant d’environ 270 arbres/ha à plus de 550 à
650 arbres/ha, tout en maintenant luminosité, aération et facilité de gestion.
Le système adopté est le vase
libre buissonnant Zaragoza. Après la transplantation, le jeune plant est taillé
à environ 90 à 100 cm. Les pousses comprises entre 70 à 80 cm et 90 à 100 cm
sont ensuite raccourcies plusieurs fois, généralement avec 2 à 3 interventions
à environ 15 à 20 cm, au moyen de cycles répétés de topping et d’edging, afin
de favoriser la ramification latérale et d’obtenir rapidement une plante
buissonnante, compacte et très efficace du point de vue productif.
Vitelli utilise souvent le
concept de la « Paume de la main » : la partie centrale de l’arbre doit rester
ouverte afin de permettre le passage de la lumière, de l’air et de produits à
faible impact environnemental tels que le soufre, le gypse, le savon mou
potassique et le peroxyde d’hydrogène. Seules les « Frattaglie », c’est à dire
les petits rameaux qui ferment la frondaison et empêchent la pénétration des
traitements, sont éliminées.
Par la suite, le travail se
concentre sur le « Cône de lumière », en raccourcissant ou en rabattant à 15 à
20 cm les rameaux qui se dirigent vers l’intérieur de l’arbre. Même dans la
partie supérieure de la frondaison, aucun topping agressif n’est pratiqué, mais
seulement une légère action de régulation des extrémités, consistant à éliminer
quelques centimètres de végétation afin de ralentir la dominance apicale et de
favoriser le développement des branches latérales productives.
Le résultat final est un arbre
qui, même après la taille, semble presque intact, simplement allégé. Une
structure équilibrée, lumineuse, facile à gérer et progressivement orientée
vers une autorégulation naturelle de la production végétative.
Avec des espacements tels que 6 x
3 mètres ou 5,5 x 2,5 mètres, l’objectif de production devient très concret :
15 à 20 kg d’olives par arbre, soit plus de 100 quintaux/ha. Avec des
rendements en huile de l’ordre de 18 à 20 %, il est possible d’atteindre des
productions de 1 500 à 2 000 litres d’huile par hectare, tout en maintenant des
coûts de gestion contenus et en améliorant la durabilité globale de la
plantation.
Note éditoriale :
Contenu original réalisé par le Docteur Agronome Vito Vitelli, élaboré
et optimisé avec le soutien d’outils d’intelligence artificielle à des fins de
vulgarisation, d’information et de valorisation technique.
Activité de vulgarisation
réalisée en collaboration avec:



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